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Déclaration de Bamako

Déclaration de Bamako sur l’urgence de la mise en œuvre du Programme Africain relatif aux Stocks de Pesticides Obsolètes (PASP) concernant la prévention, la sensibilisation et l’élimination des stocks des pesticides obsolètes sur le continent africain.


Bamako, Mali, 14 juillet 2005

Nous, les participants à l’atelier de « Préparation de la participation des ONGs des pays francophones pour la mise en œuvre du Programme Africain relatif aux Stocks de Pesticides Obsolètes »,

Réunis à Bamako, au Mali, du 12 au 14 juillet 2005,

Reconnaissant l’importance d’un Environnement sain et sûr pour les peuples du continent Africain,

Conscients du fait que plus de 180 gouvernements représentés au sommet Mondial pour le développement durable à Johannesburg en septembre 2002 ont unanimement convenu de réaffirmer leur engagement en faveur de « l’engagement pris dans Action 21 de gérer de manière sûre les produits chimiques…afin que d’ici à 2020 les produits chimiques soient utilisés et produits d’une manière à ce que les effets néfastes sur la santé humaine et l'environne-ment soient réduits au minimum » (plan de mise en œuvre, paragraphe 22),

Conscients que la contamination par les produits chimiques provoque des effets néfastes (aigues et chroniques) sur la santé et l’Environnement

Conscients spécifiquement que les stocks de pesticides obsolètes se sont accumulés pendant des décennies partout sur le continent africain et qu’ils posent des dangers continus et croissants notamment aux populations les plus pauvres, à la biodiversité et à l’Environnement africain et mondial,

Convaincus que la prévention de l’accumulation de futurs stocks de pesticides obsolètes est aussi importante que l’élimination rapide et écologiquement acceptable des stocks de pesticides obsolètes actuels.

Ayant noté que le Programme Africain relatif aux stocks des pesticides obsolètes a été initié en fin 2000 et qu’il a pris beaucoup de retard dans son démarrage ;

Ayant aussi noté que ce retard a rendu caduques les inventaires de pesticides obsolètes déjà effectués d’où la nécessité de reprendre de nouveau les activités d’inventaire, de formation, de sensibilisation, de planification et de financement du programme.

Considérant que l’approbation finale du programme est envisagée maintenant pour début septembre 2005 par le Conseil d’administration du Fonds pour l’Environnement Mondial et la Banque Mondiale ;

Appréciant l’opportunité d’avoir organisé cet atelier des ONGs des pays francophones de la première phase du PASP avec l’appui financier de la Banque Mondiale,

Nous, les participants représentant des ONGs du Mali, du Maroc et de la Tunisie ainsi que les Ongs internationales partenaires que sont le Fonds mondial pour la Nature (WWF) et Pesticide Action Network (PAN),

Lançons un appel pressant à tous les partenaires du Programme africain relatif aux stocks des pesticides obsolètes à s’investir de toute urgence dans la mise en œuvre du programme,

Demandons particulièrement :

  • Des actions immédiates dans les pays participant à la première phase du PASP, notamment la préparation d’un nouveau chronogramme détaillé et la définition des responsabilités des différentes parties prenantes,

  • Le lancement du Programme Africain des Stocks des Pesticides Obsolètes lors d’une cérémonie à haut niveau avec la participation de hautes personnalités du continent africain, dans le but d’obtenir une couverture mondiale par les média, de donner une plus grande visibilité au programme pour obtenir l’appui des partenaires techniques et financiers;

  • L’accélération des activités de préparation et de prévention pour le deuxième groupe de pays de la première phase ;

  • La participation efficace et le financement approprié des ONGs tant au niveau local, national qu’international afin de leur faciliter la réalisation d’activités importantes dans les domaines du suivi, de la communication, de la sensibilisation et de la promotion des méthodes alternatives dans le contrôle des déprédateurs et des vecteurs de maladies.

  • La prise de décisions libres, transparentes et participatives à tous les niveaux.

 Fait à Bamako le 14 juillet 2005

L’atelier
 
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